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Un coup dur mais temporaire pour notre marché du logement

mercredi 8 avril 2020 Written by Emmanuelle in Marché immobilier

Prenons du recul et voyons comment va notre marché immobilier.

La pandémie a changé les perspectives presque du jour au lendemain: la distanciation sociale et le choc économique ont commencé à réduire l'activité de vente de maisons. Le moment et la vitesse du rebond éventuel sont incertains.

La distanciation sociale perturbe le marché du logement du printemps

Le marché canadien de l’habitation ralentira ce printemps alors que les Canadiens suivent les ordres de distanciation sociale afin de lutter contre la propagation du COVID-19. Les agents immobiliers ont suspendu les journées portes ouvertes et les showings en personne en Ontario, seules les séances virtuelles sont encore autorisées à ce stade.

La chute libre des marchés boursiers, l’augmentation des pertes d’emplois, la réduction des heures de travail, la fermeture des frontières du Canada (freinant le flux d’immigrants) vont saper la confiance et refroidir la demande. Les investisseurs et les spéculateurs sont également susceptibles de laisser les choses en suspens pendant un certain temps. Les vendeurs auront également de nombreuses raisons d'attendre et de voir.

Un choc comme celui-ci est un moment peu propice pour obtenir la pleine valeur d'une propriété. Nous nous attendons à ce que les stocks à la vente diminuent, ce qui contribuera davantage au décrochage.

La pandémie sera un choc temporaire

L'activité de logement reprendra lorsque la crise sanitaire sera maîtrisée et que les autorités lèveront les mesures de confinement.

Les valeurs des propriétés chuteront brièvement

Depuis la mi-2019, la valeur des propriétés a été fortement soutenue par des conditions de demande et d'offre serrées dans la majorité des marchés. Pourtant, le marché a commencé à changer presque du jour au lendemain.

À titre d'exemple, le marché immobilier d'Oakville pour les maisons individuelles a chuté de -65% sur le nombre de ventes uniquement au cours de la 2e moitié de mars.

Également à Oakville, le prix de vente moyen est passé de 1 153 728 $ en février à 1 140 566 $ en mars.

Restons tous positifs et forts, les choses iront mieux, espérons le bientôt.

Source :Robert Hogue is a member of the Macroeconomic and Regional Analysis Group, with RBC Economics and Toronto Real Estate Board.